Autoportrait par Jean Baffier

Buste en terre cuite . Autoportrait par Jean Baffier

Fin XIX ème  , début XX ème

Une forte présence et beaucoup de force caractérisent cette sculpture , ce qui n'est pas étonnant au vu de la personnalité hors norme du modèle et auteur .

 

Vendu

 

Dimensions

Hauteur 46 cm

Largeur 54 cm

Profondeur 36 cm

 

Né à Neuvy le Barrois le 18 novembre 1851, mort à Paris le 19 avril 1920, Jean Baffier, sculpteur régionaliste, est devenu célèbre aussi bien pour ses sculptures que pour ses idées politiques, ses éclats de voix et ses écrits. C’est un portraitiste sensible, un observateur des scènes rurales et du monde paysan, un admirateur de la nature.

 En 1864 l’émerveillement de Jean Baffier devant la cathédrale de Nevers est à l'origine de sa vocation. Il est d'abord tailleur de pierres sur le chantier de restauration de la cathédrale et élève à l'École des beaux-arts de Nevers.
 À Paris, il suit les cours d’Aimé Millet et de Joseph Garnier, il travailla quelques temps pour Rodin. Il mena une belle carrière de sculpteur dans la capitale, sans oublier sa province (il possédait un atelier près de Sancoins), où il réalisa des oeuvres importantes pour Bourges: L’Homme Taureau installé place Séraucourt en mémoire des combattants berrichons morts à Juranville (Loiret) lors de la guerre de 1870,  Louis XI au square de la poste.
Il expose au Salon de 1880 un buste de la République, commandé par la mairie du XIXe arrondissement de Paris
On lui doit des statues et des bustes de personnages historiques: Michel Servet, Marat Rousseau, Louis XI. L'originalité de son Marat fit scandale, la pose peu conventionnelle du héros avait déplu.

Jean Baffier créa également pour l'orfèvrerie, principalement des étains (vases, candélabres, services de table) avec des personnages issus du peuple, mais aussi des motifs végétaux.
Il réalisa de nombreuses commandes de portraits en buste. C'était un excellent portraitiste, comme en témoignent  les bustes de ses parents, le buste "L'Angèle" et le visage de Louis XI.
Ses oeuvres sont toujours caractérisées par une forte vision de l'ensemble, mais aussi un talent exceptionnel du détail (souvent malicieux, et toujours plein d'humanité), sans que celui ci l'emporte jamais sur l'essentiel.
Les bronzes "le vigneron", "le faucheur", "le vielleux" sont de remarquables représentations de l'humain, corps marqués par la respiration la fatigue et l'effort.
Comme Rodin ou Carriès, il a poursuivi un grand projet: une « salle à manger » pour un palais du peuple, avec une cheminée monumentale et surtout une grande table paysagère, décorée de pièces en étain, qui sont la partie de son œuvre la plus proche de l’art nouveau.

 En Berry, Jean Baffier devient un personnage important, il s'active entre la sculpture et la sauvegarde du patrimoine local
 Il prend part à un courant très fort à l'époque qui se définit comme régionaliste mais qui porte assez vite vers le nationalisme et l'antisémitisme.
 Il fonda en 1888, la "Société des gâs du Berry et aultres lieux du centre" qu'il dota de la fière devise : "Nout' soup' est maigre mais j' la trempons dans nout' écuelle".